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Contrats RGPD : 5 erreurs courantes à éviter

5 erreurs courantes dans les contrats RGPD

Allons droit au but : si un contrat RGPD est flou, incomplet ou non suivi, vous prenez un risque juridique direct. Et ce risque peut engendrer une forte altération de votre image de marque si vous deviez endosser les responsabilité de votre fournisseur ou prestataire de service.

En pratique, retenons 5 erreurs qui reviennent sans cesse :

Le point simple à garder en tête : les clauses liées à la protection des données personnelles dans les contrats RGPD ne servent pas juste à faire joli. Elles servent à fixer qui fait quoi, dans quel délai, avec quelles mesures, et comment prouver tout cela en cas de contrôle CNIL.

Si nous devions résumer l’article en une phrase : des bons contrats RGPD doivent être écrits, précis, vérifiables et appliqués dans les faits quelle que soit la relation entre les parties.

5 Erreurs RGPD : Gouvernance Faible vs Solide

5 Erreurs RGPD : Gouvernance Faible vs Solide

Vue d’ensemble des erreurs courantes

ErreurCe qui pose problèmeCe qu’il faut mettre en place
Absence de contratAucun cadre écrit avant traitementUn contrat de sous-traitance conforme à l’article 28
Clauses incomplètesSécurité, délais ou instructions trop vaguesDes clauses précises sur les données, la durée, la sécurité et les droits
Transferts hors UEPays, destinataires ou base de transfert non listésCCT 2021, cartographie des flux, mesures en plus si besoin
Pas de contrôleDroit d’audit prévu mais jamais utiliséRevues, audits, preuves documentaires, contrôles sur site si besoin
Rôles flousRetard sur incidents et demandes RGPDDélais en heures, contacts dédiés, assistance RGPD et procédure écrite

Autrement dit, si vous voulez réduire le risque, commencez par ces 3 actions :

  1. relire chaque contrat à la lumière de l’article 28 ;
  2. vérifier les transferts et les sous-traitants ultérieurs ;
  3. fixer des délais clairs pour alerter le responsable de traitement en cas d’incident.

La suite de l’article détaille ces erreurs et montre comment les corriger sans rester dans le flou.

Ce que les organisations françaises doivent inclure dans leur contrats RGPD : 

Le RGPD distingue deux rôles principaux : le responsable de traitement et le sous-traitant.

Le responsable de traitement décide des finalités et des moyens essentiels du traitement. En clair, c’est lui qui tranche sur les points clés : quelles données sont collectées, pour quoi faire, pendant combien de temps, et quelles personnes sont visées. Le sous-traitant, lui, agit sur instruction documentée du responsable de traitement. Il exécute, mais ne décide ni de la finalité ni des moyens essentiels.

Le point à retenir est simple : la qualification dépend des faits, pas de l’étiquette posée dans les contrats RGPD. Ce qui compte, c’est qui décide et qui exécute.

« La qualification ne dépend pas d’un choix contractuel mais des faits : qui décide de quoi ? qui exécute quoi ? » – CNIL

Si un sous-traitant commence à fixer lui-même les finalités ou les moyens essentiels du traitement, il peut être requalifié en responsable de traitement. Et là, le changement n’a rien d’anodin : il assume alors directement les obligations liées à ce rôle.

Autrement dit, le sous-traitant n’a pas de marge de manœuvre sur les finalités. C’est justement l’un des sujets que les contrats RGPD doivent encadrer noir sur blanc.

L’article 28 du RGPD impose un contrat écrit, y compris sous forme électronique, conclu avant tout traitement. Voici les clauses minimales à contrôler dans tout contrat de sous-traitance.

Élément obligatoire (Art. 28.3)Ce que cela signifie concrètement
Objet, durée et finalitéDéfinir de façon précise ce que le sous-traitant fait et pour quelle raison
Types de données et catégories de personnesLister les données traitées et les personnes concernées
Instructions documentéesLe sous-traitant n’agit que sur ordre écrit du responsable de traitement
ConfidentialitéLe personnel du sous-traitant est soumis à une obligation de confidentialité
Mesures de sécuritéMettre en place des mesures techniques et organisationnelles adaptées
Sous-traitancePréciser les conditions d’autorisation des sous-traitants ultérieurs
Assistance à l’exercice des droitsAider à traiter les demandes d’accès, d’effacement ou de rectification
Notification des violations de donnéesInformer le responsable de traitement sans délai indu après en avoir connaissance
Restitution ou suppression des donnéesRetourner ou supprimer les données à la fin du contrat
Droit d’audit et d’inspectionPermettre au responsable de traitement de mener des audits ou des inspections

Sans ces clauses, les erreurs suivantes deviennent inévitables.

1. Absence de contrats RGPD de sous-traitance conformes

C’est souvent l’erreur la plus simple à éviter. Et pourtant, c’est aussi l’une des plus fréquentes : travailler avec un prestataire sans contrat de sous-traitance conforme.

Confier des données à un sous-traitant sans ce cadre, c’est une non conformité majeure. Un simple contrat commercial ne suffit pas. Il ne dit pas clairement qui fait quoi, selon quelles instructions, avec quels contrôles, ni comment gérer un incident. Il ne détaille pas non plus le traitement, les mesures de sécurité ou la restitution des données.

Le problème est simple : sans contrat de sous-traitance conforme, le responsable de traitement perd la main sur la chaîne de sous-traitance, sur les exigences de sécurité et sur la confidentialité. Et surtout, il ne peut plus prouver sa conformité RGPD en cas de contrôle.

Le risque devient encore plus net en cas de violation de données. Si le contrat ne prévoit pas un délai court de notification, le sous-traitant peut alerter trop tard. Résultat : le responsable de traitement risque de rater le délai de 72 heures pour notifier la CNIL.

Même logique pour les demandes d’exercice des droits. Si les rôles ne sont pas posés noir sur blanc, respecter le délai d’un mois devient vite compliqué.

Et même quand un contrat est bien signé, tout se joue ensuite dans le détail de son contenu : c’est précisément l’erreur suivante.

2. Clauses obligatoires absentes ou incomplètes dans les contrats RGPD

Un contrat signé, à lui seul, ne prouve rien. Si les clauses ne permettent pas de montrer la conformité, le document reste fragile. Et même avec une signature, un contrat tient mal si ses clauses restent floues. Le risque, au fond, n’est pas l’absence du mot RGPD dans le texte. Le vrai problème, ce sont des clauses trop générales pour être appliquées sur le terrain.

Responsabilité opérationnelle

Les contrats RGPD doit permettre un vrai contrôle, pas une accompagnement RGPD concret. Sans clauses précises, le responsable de traitement perd la main sur l’exécution. Trois points comptent ici :

  • Sécurité : les mesures de sécurité doivent être décrites de façon concrète, et pas juste mentionnées en passant. La CNIL rappelle qu’il faut préciser le niveau de sécurité exigé pour le traitement des données personnelles.
  • Sous-traitants ultérieurs : le contrat doit dire si l’autorisation est générale ou soumise à accord préalable. Il doit aussi prévoir un délai précis d’information et d’opposition.
  • Preuve documentaire : le contrat doit permettre d’exiger la remise de la PSSI (Politique de Sécurité du Système d’Information) du sous-traitant, ainsi que ses certifications pertinentes.

Sans ces précisions, on se retrouve vite avec un contrat qui sonne bien sur le papier, mais qui ne permet ni de vérifier, ni d’agir en cas de souci.

Délais pour les incidents et les droits des personnes dans les contrats RGPD

C’est souvent ici que ça bloque. Les formulations vagues ne suffisent pas. Chaque obligation doit être liée à un délai clair.

Le contrat doit imposer une notification rapide des incidents pour que le responsable de traitement puisse respecter ses propres délais. Même logique pour les demandes d’exercice des droits : le contrat doit organiser l’assistance du sous-traitant afin de tenir les délais légaux.

Clause souvent incomplèteProblème fréquentCorrection recommandée
Mesures de sécuritéFormulation génériqueDécrire concrètement les mesures exigées
Violation de donnéesPas de délai précis ni de contact dédiéFixer un délai maximal en heures et une adresse de notification dédiée
Sous-traitants ultérieursPas de délai d’oppositionFixer un délai précis d’information et d’opposition
Droits des personnesPas de procédure définiePréciser si le sous-traitant transmet la demande ou la traite selon une procédure définie
Sort des donnéesVague sur la destruction des copiesExiger une attestation écrite de destruction

Autre point qui passe souvent sous les radars : les transferts hors UE. Dans beaucoup de contrats RGPD, ils sont à peine traités, voire laissés de côté.

3. Les transferts internationaux de données, absents des contrats RGPD

Dès qu’un sous-traitant accède aux données depuis un pays tiers, le contrat doit le dire noir sur blanc. S’il ne mentionne pas les flux hors EEE, il laisse un angle mort de conformité.

Conformité des transferts hors EEE

Le point de risque, ce n’est pas le transfert en lui-même. C’est le fait qu’il ne soit pas encadré dans le contrat.

Le contrat doit donc recenser les flux hors EEE concernés et indiquer, pour chacun, la base de transfert retenue : clauses contractuelles types (CCT), règles d’entreprise contraignantes (BCR) ou décision d’adéquation. Pour les nouveaux transferts, il faut utiliser les CCT adoptées en 2021. Les clauses de l’article 28 règlent la sous-traitance, mais pas le transfert en tant que tel : il faut donc ajouter les CCT prévues au chapitre V.

Et si cette base ne suffit pas à assurer un niveau de protection équivalent, le contrat doit aussi prévoir des mesures techniques ou organisationnelles en plus. Par exemple : le chiffrement de bout en bout ou la pseudonymisation.

Responsabilité opérationnelle

Le contrat doit aussi prévoir une cartographie claire des pays et des entités concernés. Sans cette vue d’ensemble, le responsable de traitement ne peut pas suivre la chaîne de traitement. Pour identifier ces failles, il est recommandé de réaliser un audit RGPD complet. En pratique, le contrat doit répondre à trois points simples : où vont les données, qui les reçoit et sur quelle base.

Le sous-traitant doit aussi informer le responsable de traitement de tout changement prévu lié à l’ajout ou au remplacement d’un sous-traitant, avec un préavis suffisant et un droit d’opposition explicite.

Élément à contractualiserLacune fréquenteCe qu’il faut prévoir
Base de transfertAucune mention des CCT, des BCR ou d’une décision d’adéquationPréciser la base retenue et, le cas échéant, la version des CCT utilisée
Cartographie des paysListe absente ou incomplèteIdentifier tous les pays et entités destinataires
Mesures supplémentairesNon prévuesPrévoir des mesures techniques ou organisationnelles appropriées
Changement de sous-traitantPas de préavis ni de droit d’oppositionFixer un préavis et un droit d’opposition explicite

 

4. Aucun contrôle réel ni audit du sous-traitant prévu dans les contrats RGPD

Après les clauses de transfert, le vrai point sensible, c’est le contrôle sur le terrain. Un contrat signé, c’est une base. Mais ça ne prouve pas, à lui seul, que le sous-traitant applique bien ce qui est prévu. Le responsable de traitement doit donc vérifier, en pratique, le respect des obligations via un audit et accompagnement RGPD.

Ce que l’article 28 impose aux contrats RGPD

Le contrat doit préciser des points concrets : la fréquence des audits, le préavis avant une inspection sur site et la répartition des coûts.

Contrôles concrets des sous-traitants

Dans les faits, le droit d’audit doit pouvoir servir. Il ne doit pas rester une simple ligne dans le contrat. Et ce contrôle ne se limite pas à lire des documents. Il peut aussi porter sur des audits de sécurité et, si besoin, sur des inspections sur site. Les certifications comme ISO 27001, ISO 27701 ou HDS, selon le contexte, apportent un appui utile, mais elles ne remplacent pas le contrôle direct.

Quand les traitements présentent un risque élevé, le niveau de contrôle doit monter d’un cran. Cela passe notamment par un examen plus poussé de la documentation et de la chaîne de sous-traitance.

Outil de contrôleObjectifApplication
Revue documentaireVérifier le respect des instructionsRegistre des activités de traitement et instructions écrites
Audit de sécuritéContrôler la solidité techniqueChiffrement, pseudonymisation, tests de résilience
Inspection sur siteVérification physiqueInspection des centres de données et des accès
CertificationsValidation externeISO 27001, ISO 27701, HDS (données de santé)

Sans audit concret, le responsable de traitement ne peut pas montrer qu’il garde la main sur son sous-traitant. Et sans contrôle documenté, les incidents ou les demandes des personnes concernées risquent d’être mal attribués.

 

5. Responsabilités floues en cas d’incident et d’exercice des droits

Après l’audit, le point qui compte le plus reste l’escalade en cas d’incident ou de demande liée aux droits des personnes. Si les rôles ne sont pas posés noir sur blanc, tout se brouille : qui donne l’alerte, qui intervient, qui répond ? Et dans ce genre de moment, l’improvisation coûte cher.

Répartition des responsabilités en cas d’incident et de demande de droits

Ici, le sujet n’est pas la théorie. C’est l’exécution : qui alerte, qui agit, qui répond ?

SituationRôle du sous-traitant (ST)Rôle du responsable de traitement (RT)
Violation de donnéesNotifier le RT dans les 24 heures suivant la découverteNotifier la CNIL, puis les personnes concernées si le risque est élevé
Demandes des personnes concernéesRéaliser les actions de traitement, comme l’export ou la suppressionRecevoir la demande, vérifier l’identité et envoyer la réponse finale
Délai de réponseAssister le RT pour respecter l’échéanceRépondre à la personne concernée sous 30 jours

Le délai de 24 heures donne au responsable de traitement un peu d’air pour tenir le délai de 72 heures prévu pour la notification à la CNIL. En clair, il faut cadrer les choses à l’avance : des délais exprimés en heures, des contacts dédiés et un format de documentation déjà validé. Sinon, au premier incident, chacun perd du temps à chercher la bonne personne ou le bon modèle.

La CNIL recommande aussi de prévoir une interface dédiée pour suivre automatiquement les demandes et aider au respect du délai légal d’un mois. C’est souvent ce qui fait la différence entre un traitement fluide et une gestion à la main, dossier par dossier.

« Le sous-traitant est parfois le plus à même d’assurer la mise en œuvre technique des suites apportées aux demandes d’exercice des droits. » – CNIL

Ces rôles doivent ensuite être repris dans des procédures concrètes et dans des clauses standardisées. Pour sécuriser ces étapes, un accompagnement RGPD permet de structurer efficacement vos contrats RGPD.

 

Comment corriger les contrats RGPD et la supervision des sous-traitants

Ces corrections visent les erreurs qui coûtent le plus cher : pas de contrat, des clauses incomplètes, des transferts mal encadrés, peu ou pas de contrôle, et des responsabilités mal définies.

L’ordre compte. Corrigez d’abord le contrat, puis le suivi, puis les délais d’escalade.

Première étape : auditer chaque contrat existant. Passez chaque contrat au crible de l’article 28, puis corrigez les écarts.

CatégorieÉlément Article 28 obligatoireVérification pratique
InstructionsTraitement uniquement sur instructions documentéesVérifier l’existence d’une annexe « Description du service » ou « Instructions »
Sous-traitanceAutorisation écrite préalable (générale ou spécifique)Confirmer qu’une liste de sous-traitants est fournie et mise à jour
SécuritéMesures techniques et organisationnelles appropriéesDemander la PSSI du sous-traitant ou ses certifications ISO/IEC 27001 / 27701
Droits des personnesAssistance pour répondre aux demandesDéfinir un délai contractuel court, exprimé en heures
Fin de contratSuppression ou restitution des donnéesExiger un certificat de destruction à la sortie
AuditsFourniture d’informations et droit d’inspectionVérifier que le droit d’audit n’est pas limité par des frais excessifs

Une fois le contrat remis d’équerre, il faut cadrer le suivi dans le temps. Un bon texte signé, sans contrôle derrière, ne sert pas à grand-chose.

Deuxième étape : formaliser le suivi du sous-traitant. Avant la signature, évaluez sa capacité à exécuter le service et son niveau de sécurité. Au démarrage de la relation, inscrivez chaque sous-traitant dans votre registre des activités de traitement. Pendant l’exécution, planifiez des revues régulières fondées sur le risque. À la fin, imposez la restitution ou la destruction des données, avec certificat à l’appui.

Il faut aussi prévoir des délais d’alerte courts. En cas d’incident, chaque heure compte, et c’est souvent là que tout se joue.

Troisième étape : définir des délais d’escalade précis. Prévoyez une notification sous 24 heures du sous-traitant au responsable de traitement, afin de garder une marge pour respecter le délai légal de 72 heures.

Gouvernance des sous-traitants : faible vs solide

Après le correctif, voici une version plus nette des écarts à éviter dans la gouvernance des sous-traitants. Le tableau ci-dessous met face à face les manques de conformité et leurs effets concrets. Et le sujet n’a rien de théorique : la CNIL a déjà prononcé des sanctions lourdes, incitant de nombreuses entreprises à solliciter un consultant RGPD pour sécuriser leurs pratiques. Quand la gouvernance des sous-traitants tient mal, la facture peut tomber vite.

Chaque ligne ci-dessous montre la même idée sous un angle très concret : une erreur de contrat peut devenir un risque de conformité immédiat.

ErreurGouvernance faibleGouvernance solideRisque concret
1. Absence de contratAccord verbal, sans instructions écritesDPA signé, rôles RT/ST documentésAmende pouvant aller jusqu’à 20 000 000 € ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial
2. Clauses incomplètesContrat générique, sans données ni durées précisesAnnexes précisant données, finalité et duréeNon-conformité lors d’un contrôle CNIL, avec risque de requalification des rôles
3. Transferts hors EEEAucune cartographie des pays tiersCartographie des sous-traitants hors EEE ; CCT 2021 signéesSuspension des flux de données et insécurité juridique
4. Absence de contrôleDroit d’audit théorique, jamais exercéAudit annuel et après changement majeur ; vérification des certifications ISO 27001 ou HDS – en France, HDS reste un point de vigilance pour les traitements de données de santéResponsabilité engagée en cas de violation ; exemple : sanction MOBIUS de 1 000 000 €
5. Responsabilités flouesNotification floue, aucune assistance formaliséeNotification au RT sous 24 h ; interface dédiée pour les droits ; réponse sous un moisRetard dans la gestion des incidents et des demandes de droits

Vu comme ça, le contraste saute aux yeux. D’un côté, une relation mal cadrée, fondée sur des habitudes ou des promesses. De l’autre, un cadre écrit, vérifiable et actionnable. C’est souvent là que tout se joue lors d’un contrôle : pas dans les intentions, mais dans ce qui est prévu noir sur blanc, puis appliqué en pratique.

Conclusion

Après ces cinq erreurs, le constat est simple : la conformité se joue d’abord dans le contrat, puis dans la façon dont vous le faites respecter. Ces erreurs exposent à des sanctions et laissent la responsabilité entre les mains du responsable de traitement. En clair, ce qui n’est ni écrit ni vérifié ne tient pas face à la CNIL.

La CNIL le rappelle : le responsable de traitement doit contrôler à la fois les clauses et leur mise en pratique. La taille du prestataire n’y change rien. Trois priorités ressortent : qualifier les rôles à partir des faits, intégrer l’ensemble des clauses prévues par l’article 28(3) et faire vivre un vrai droit d’audit.

Pour les organisations françaises, un contrat solide et un contrôle effectif peuvent limiter les risques financiers, juridiques et d’image. Si vos contrats RGPD ou votre supervision présentent encore des angles morts, un audit ciblé en numérique éthique permet de repérer vite les écarts à traiter en premier. Opt-on peut accompagner l’audit des contrats RGPD et la supervision RGPD.

FAQs

Comment savoir si un prestataire est vraiment sous-traitant ?

Un prestataire est sous-traitant lorsqu’il traite des données personnelles pour le compte du responsable de traitement, en suivant ses instructions et sous son autorité.

Le point clé, c’est celui-ci : s’il décide lui-même des finalités du traitement ou des moyens utilisés, alors il ne peut pas être considéré comme sous-traitant.

Cette relation doit être encadrée par un contrat. Ce document précise notamment l’objet, la durée, la nature et la finalité du traitement, ainsi que les garanties prévues en matière de sécurité et de conformité.

Que risque mon entreprise si le contrat RGPD est incomplet ?

Si le contrat RGPD est incomplet, votre entreprise s’expose à des sanctions administratives, à une mise en cause de sa responsabilité en cas de violation de données, et à de vraies difficultés pour prouver sa conformité au RGPD.

Et ce n’est pas un simple détail de paperasse. En cas de manquement, vous pouvez devoir assumer les erreurs de votre prestataire.

Par où commencer pour corriger vos contrats RGPD existants ?

Commencez par vérifier que chaque contrat respecte bien les obligations du RGPD, en particulier l’article 28.3. Le contrat doit indiquer clairement l’objet, la durée, la nature et la finalité du traitement, ainsi que les catégories de données et les personnes concernées.

Le plus simple consiste à partir des clauses proposées par la CNIL. Elles servent de base claire pour revoir les contrats RGPD déjà en place, corriger ce qui manque et cadrer les responsabilités de chacun.

Ensuite, passez en revue les sous-traitants. L’idée n’est pas juste de cocher une case. Il faut vérifier :

  • leur niveau de conformité
  • leurs mesures de sécurité
  • le rôle exact de chaque acteur dans le traitement des données

Autrement dit, chaque contrat doit dire qui fait quoi, sur quelles données, pendant combien de temps, et dans quel but.